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ESPACE CERCLE CARRÉ accueille la pièce Eau courante, un monologue théâtral avec musique qui approfondit les notions de deuil et de déni.
Quand tu m’as dit que tu voulais couper les ponts, j’ai pas trop trop compris.
Lorsque la narratrice apprend la fin de sa relation avec l’homme à la lampe frontale, celui dont la lumière s’étend par-delà le fjord et avec qui elle a vécu quelques mois de bonheur totalement idéalisé, elle décide de prendre les mots de la phrase de rupture au pied de la lettre. Elle entreprend donc de couper des ponts: Jacques-Cartier, Champlain, d’Avignon et les corps de jeunes gymnastes en train de faire des renversements arrière, tout y passe.
Avec l’absurdité et l’intensité du déni se développe peu à peu un tracé. Celui de la colère et de la destruction des structures de leur relation, de ce qui les unit. Celui de la tristesse, où tous les hommes qu’elle croise sur les trottoirs portent le visage de l’être aimé. Celui de la résignation, où sa peau s’enduit d’écorces de bouleau et de neige pour que l’eau de la montagne éteigne peu à peu toutes les lumières du fjord et lui au milieu. Celui de la reconstruction, où tranquillement tous les passages à gués se referment et les lits d’eau se crèvent. Celui du minuscule, dans lequel se meuvent les mots du deuil avec lesquels il faut choisir de se battre et danser comme des fous.
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