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Vendredi 18 juillet, en plein air au Parc Wilfrid-Bastien, le polymorphe Marc Hervieux présentait son récital Nostalgia devant une foule nombreuse, bigarrée et conquise d’avance qui a répondu à l’offre de l’arrondissement de Saint-Léonard.
L'année durant, dans les différentes bibliothèques et maisons de la culture, et notamment dans les parcs durant l’été, les différents arrondissements de la ville de Montréal mettent sur pied des programmations variées qui offrent une pléthore d’activités et spectacles gratuits dont les citoyens intéressés n’ont qu’à se prévaloir, comme en cette occasion bien précise.
Durant 90 minutes bien comptées, Marc Hervieux nous a régalé de tubes majoritairement populaires ainsi que de quelques semi-classiques. Le très polyvalent chanteur lyrique ratisse large en s’appropriant autant du Boulle Noire (Georges Thurston) que du Luciano Pavarotti. Il est remarquablement à l’aise dans tous les genres qui composent son hétéroclite et vaste répertoire.
Polyvalent, disais-je? C’est un euphémisme que de le préciser! Mon épouse et moi l’avons découvert alors qu’il faisait encore partie de la cohorte des stagiaires de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal à la fin des années 90. Et nous l’avons redécouvert en 1999 alors qu’il tenait le rôle principal, de Nemorino, dans l’opéra L’Elisir d’amore de Donizetti dans le cadre d’une tournée des Jeunesses Musicales du Canada.
Par la suite, il a eu de nombreux engagements à l’opéra, tant au Canada qu’à l’international, avant de définitivement poser ses valises chez-lui. Et depuis, on peut l’entendre à la radio, le voir souvent invité à des jeux télévisés et à différents talk-shows. Il a joué dans des comédies musicales, a lancé plusieurs disques sur le marché, a écrit un livre, a été animateur télé, a été proprio d’un café dans les Laurentides, est présentement Directeur général du Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec, et j’en passe certainement. Nous suivons sa carrière depuis plus de 25 ans durant lesquelles il n’a jamais cessé de nous surprendre par son talent multi-facette.
En cette magnifique soirée estivale, accompagné de quatre excellents musiciens – soit Mathieu Gagné (guitare basse), Éric Senécal (clavier), Guy Kaye (guitare) et Gilbert Fradette (batterie) - son coup d’envoi a été la chanson Aimes-tu la vie, de Boulle Noire, qu’il a enchaînée avec Mille après mille, une rengaine western jadis popularisée par Willie Lamothe, notre cowboy chantant national.
Après cette intro populo populaire, l’amateur de belcanto en moi a soudainement eu le sentiment qu’il trouverait cette soirée bien longue. Mais comme la foule appréciative s'enthousiasmait, j'ai choisi de rester sur place jusqu'à la fin, en espérant entendre éventuellement un tantinet plus de classique.
S’en sont suivies les immortelles(?) que voici : Jambalaya (On the Bayou), Don’t be cruel, It’s now or never (version anglaise de O sole mio), Je reviendrai à Montéal, Ordinaire, J’taime comme un fou, Quando Quando Quando, Save the last dance for me, Sway with me, Crazy Little Thing Called Love, Faut que je me pousse, Embarque ma belle, Volare, Love in Portofino, L’Americano, Caruso, Sur mon épaule, My way (Comme d’habitude) et Loin loin de la ville.
Eh oui! La soirée s'est terminée comme elle s’était amorcée, sur du Boulle Noire, en passant, dans l’ordre de présentation, par du Gérald Joly, Hank Williams, Elvis Presley, Robert Charlebois, Engelbert Humperdinck, The Drifters, Dean Martin, Queen, Offenbach (Gerry Boulet), Kaïn, Domenico Modugno, Leo Chiosso, Lady Gaga, Lucio Dalla, Les Cowboys Fringants et Claude François. Hétéroclite diriez-vous? En effet!
Marc a parfois mentionné qui a popularisé la chanson qu’il s’apprêtait à interpréter mais il n’en mentionnait jamais le titre, sauf pour Caruso qu’il a pris la peine d’identifier. Pour toutes les autres chansons cependant, il a présumé (pari risqué) que toute présentation était inutile. Dieu merci, ma culture musicale est assez vaste – faut bien qu’il y ait un avantage à vieillir – de même que ma mémoire, sans oublier mon habileté à dégotter l’information sur internet à partir de quelques paroles des chansons: voilà donc à quoi et à qui vous devez la liste exhaustive des titres au programme de son récital. Vous pouvez maintenant aisément rechercher sur YouTube celles qui vous ont séduits.
Durant le spectacle, la foule se lève volontiers, à la suggestion du toujours en voix et survolté Marc, pour se dandiner, danser, taper des pieds et des mains et, bien sûr chanter en chœur avec lui, tout en se demandant « Mais c’est quoi déjà le titre de cette chanson-là?». Les spectateurs embarquent, en redemandent, l’applaudissent abondamment et lui servent des ovations debout. Bref, Marc cartonne.
Gâtez-vous en ne ratant pas une prochaine occasion de le voir en spectacle. Il est bien sûr présent sur les réseaux sociaux et il vous invite à fréquenter assidûment son site internet pour notamment vous proposer des billets pour une prochaine prestation.