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Une dernière journée pour moi au Festival d'été de Québec alors qu'une menace d'orage plane sur la ville en fête. Heureusement, tous les artistes ont pu présenter leurs concerts, au grand bonheur des festivaliers qui attendaient cette journée avec impatience. Je dois dire que de mon côté également je me trouve particulièrement chanceuse d'avoir pu assister aux spectacles de deux artistes dont les voix résonnent encore dans mes écouteurs au moment d'écrire ces mots.
N’importe qui prenant le temps de tendre l’oreille peut reconnaître le talent de la jeune chanteuse de 21 ans, ayant grandi de l’autre bout du Canada, en Colombie-Britannique. Malgré sa carrière naissante, Lauren Spencer Smith a déjà plusieurs titres qui ont voyagé à travers le monde grâce à la plateforme TikTok, tels que Fingers Crossed ou encore Flowers.
Bien qu’elle n’explore pas les thèmes les plus complexes dans ses paroles de chansons (les ruptures, l’amour, l’amitié), elle le fait toujours avec des textes sensibles auxquels il est facile de s’identifier. C’est sûrement la raison pour laquelle le public semblait si charmé par l’artiste dès ses premiers pas sur la scène. C’est également par son authenticité qu’elle s’est démarquée sur la scène des plaines d’Abraham hier soir, ne cachant pas les petits problèmes techniques qu’elle a abordés avec humour et honnêteté.
Toutefois, si un sondage était effectué, je suis certaine que c’est de son talent que les gens se rappelleraient le plus de la performance de Lauren. Poussant des notes qui rendraient jaloux n’importe quel coach vocal, elle semblait les chanter avec aisance et assurance.
Ponctuant le tout d’anecdotes personnelles et de clins d’œil au public la suivant depuis ses débuts, elle a d’ailleurs tenu à chanter le tout premier morceau qu’elle a fait paraître, Back to Friends. Une belle découverte pour celles et ceux qui auraient besoin de pleurer ou de crier aux sons de paroles simples, mais efficaces, chantées par une voix puissante et unique.
Il s’agissait pour moi du plat de résistance de mon séjour dans la ville de Québec. J’ai même tenu à l'allonger, tenant à assister au concert d'Hozier, une expérience unique dans une vie. On pouvait sentir la fébrilité de la foule vêtue de ponchos qui attendaient impatiemment l'arrivée de l'homme dont ont vante le talent par delà les océans.
Comment trouver le vocabulaire judicieux afin de décrire l’effet particulier que ce géant aux cheveux longs a sur sa foule ? À la fois calme, mais solide, avec une voix venant chercher jusqu’aux tripes. Il est accompagné sur scène par plusieurs musiciens, offrant des performances musicales dignes d’un orchestre, ainsi que de trois choristes rappelant le style gospel.
Mêlant des pièces de son plus récent album, Unreal Unearth: Unending, mais également plusieurs classiques comme Work Song, Would That I et finalement Take Me to Church, Hozier sait définitivement offrir un spectacle aussi vaste musicalement qu’au niveau de son esthétisme, qui varie au gré des chansons grâce à des projections, ainsi qu’un écran transparent au-devant de la scène.
La température annonçait des orages ; il a donc dû couper quelques chansons de son concert, mais il a tenu à venir rejoindre la foule sous la pluie afin de présenter deux de ses morceaux (Cherry Wine et Unknown / Nth), un moment particulièrement spécial.
Outre son talent indéniable et sa voix semblant provenir des cieux, Hozier a tenu un discours politique sensible qui lui a valu la reconnaissance de la foule. Il est toujours impressionnant de voir un artiste utiliser sa plateforme afin de dénoncer des injustices qui lui tiennent à cœur.
Terminant la soirée avec Take Me to Church, qu’il devait interpréter avant l’arrivée des éclairs, Hozier a offert à la Ville de Québec l’un de ces spectacles à la fois puissants, touchants et enlevants, bref, à la hauteur de l’artiste qu’il est.
Afin de lire ou relire notre couverture du Festival d'été de Québec, les articles sont disponibles sur ce lien.