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Le Festival TransAmériques se terminait cette semaine avec C la vie, une création de Serge Aimé Coulibaly, présentée les 4 et 5 juin au Théâtre de Verdure de Montréal. Cette pièce, portée par une énergie collective puissante, combine musique et danse de manière captivante, entraînant les spectateurs dans une véritable transe.
Dans cette pièce d’une durée d’une heure et de 15 minutes, Serge Aimé Coulibaly s’inspire des traditions Wara et Sénoufo, ainsi que des carnavals occidentaux, pour créer une nouvelle danse de fête. La mise en scène est épurée avec un rideau à franges gris pailleté qui sert de toile de fond pour des projections de vidéos.
C la vie est portée sur scène par les interprètes du Faso Danse Théâtre : Estanis Radureau, Arsène Etaba, Ida Faho, Jean Robert Koudogbo-Kiki, Bibata Maiga, Djibril Ouattara, Angela Rabaglio, ainsi que Niaka Sacko, qui vient interpréter des chansons en plus de son rôle d’interprète. On compte également le percussionniste Yvan Talbot, qui a accompagné les artistes tout au long de la représentation avec panache, s’imposant comme le maître du rythme de ce spectacle qui transporte les spectateurs dans un état de transe, tant il se passe de choses rapidement.
La pièce incorpore des solos, duos ou trios chorégraphiques qui se déroulent simultanément, mais aussi une danse circulaire, tantôt ample et tantôt resserrée. Le rythme s’intensifie, devient effréné et passionné, tandis que les interprètes suivent le tempo imposé par les percussions.
Le cercle se déforme progressivement, la scène est envahie par les mouvements de chaque artiste. Il n’en faut pas plus pour nos yeux : le décor, les corps, les images et le son donnent vie à la scène avec une intensité captivante.
C la vie est une œuvre forte, qui surprend entre le concert et la danse, une pièce qui nous plonge dans une sorte de transe où la collectivité triomphe. Si, à part la bande sonore et le chant, peu de paroles sont prononcées, le public a simplement à se laisser transporter pour se faire sa propre idée.
Soulignons aussi la présence de Niaka Sacko, qui contribue à la chorégraphie et qui se produit sur scène en chantant avec sincérité et puissance. L'interprète a aussi enfilé une troisième casquette, celle de musicienne, en jouant aux côtés d'Yvan Talbot vers la fin. Un moment complice entre les deux, où le rythme semblait être leur langage commun.
Avec C la vie, Serge Aimé Coulibaly a conclu le FTA en beauté, comme en témoignent les vifs applaudissements qui ont suivi la représentation et la grande affluence du public, venu en nombre assister à cette pièce captivante.
Retrouvez notre couverture du FTA sur ce lien.