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L’auteur-compositeur-interprète au style théâtral Adam El Mouna a remporté le Grand Concours Hydro-Québec de la 57e édition du Festival international de la chanson de Granby (FICG), après une finale en compagnie de Théo Théo, Maude Loue, Mahé et Charlie-Rose. Alors que la poussière retombe tranquillement, atuvu.ca s’est entretenu avec l’artiste, à peine remis de ses émotions.
Le Grand Concours Hydro-Québec offre l’opportunité à des artistes émergents issus de la scène francophone de se démarquer à travers l’événement phare du Festival, se déroulant cette année du 14 au 24 août 2025. Avec ses performances mêlant musique, jeu scénique et beatboxing, Adam El Mouna, découvert par le public lors de son passage à l’émission La Voix, a reçu le trophée Fabienne du Festival.
« Je suis sur un nuage. Je pense que ça va rester un bon bout. Mon corps, lui, il est dans les vapes. Mais ça va bien. Ça va super bien », dit-il d’entrée de jeu.
Le concours célébrant la francophonie, demande aux participants de présenter trois chansons en français afin d’être éligibles à l’événement. Ayant préalablement sorti un projet en anglais, le chanteur a donc dû mettre la main à la pâte afin de sortir trois œuvres dans la langue de Molière.
Il a donc présenté trois morceaux, réfléchis indépendamment afin d’en offrir pour tous les goûts. D’abord, Homme de rien, une chanson de style ballade où l’artiste se « met à nu » devant le public, Ballerine, une chanson plus dansante, et, finalement Cinéma pour laquelle il a opté pour une performance très théâtrale.
Cette présence scénique est particulièrement soulignée lorsque les critiques mentionnent Adam, et c’est ce que souhaitait le finaliste. « J'ai un TDA, puis quand moi je vais au cinéma ou en théâtre, j'ai de la misère à garder ma concentration à 100 % tout au long du show, alors je trouve une façon un peu coup de poing de faire les choses, c’est comme si ça me réveille moi-même et le spectateur en même temps », confie-t-il.
En plus du grand prix, l’artiste de 22 ans a également accédé à plusieurs autres prix, notamment le prix Quartier des spectacles, qui le fera performer dans le cadre de la programmation estivale 2026 des Jardins Gamelin au Quartier des spectacles ; le prix Les Alliances du Festival de la chanson de Tadoussac, qui lui permettra de participer à son édition 2026 ; le prix Festival SÈVE, qui lui assure une place parmi la programmation de l’événement 2026 à Saint-Jean-sur-Richelieu ; le prix Artisti, d’une valeur de 1 000 dollars ; ainsi que le prix Réseau Ontario, lui offrant l’opportunité de se produire devant les diffuseurs de Contact Ontarois à l’hiver 2026.
« Tu sais, j’ai découvert mon son », mentionne Adam El Mouna en annonçant qu’il se sent d’attaque pour de nouveaux projets. « Pour répondre à ta question, la bourse va me permettre de faire plusieurs chansons en 2026. »
En tout, 30 prix sont remis aux participants du Grand Concours Hydro-Québec, pour une valeur totale de 100 000 dollars. Les autres finalistes de l’événement, qui représentait le spectacle de clôture du FICG, ont également tous reçu des prix afin de souligner leur passage. En effet, le prix Île du Repos a été décerné à Théo Théo, le prix Festival en chanson de Petite-Vallée a été offert à Charlie-Rose, le prix ROSEQ a été remis à Mahé, et le prix FOVÉA a été décerné à Maude Loue, pour n’en nommer que quelques-uns.
Adam El Mouna souligne les rencontres qu’il a faites lors de son passage au Concours Hydro-Québec et les liens qui se sont créés entre les participants. « C'est fou l’expérience qu'on a vécue. Ça a démontré de belles parties de la personnalité de chacun d'entre nous. », dit-il.
Le concours remporté par Adam El Mouna est le plus important concours de musique francophone en Amérique du Nord, et il se tenait, encore cette année, dans le cadre du Festival international de la chanson de Granby. Ce festival est également la niche de spectacles en plein air, de vitrines pour artistes émergents et du projet Jamais Trop Tôt.
« L'authenticité, c'est l'énergie la plus forte. Mais avant ça, je sens qu'il y a vraiment un travail, il y a une technique, il y a une discipline à avoir pour se faire entendre, comprendre, pour se faire ressentir », me confie l’artiste de 22 ans après lui avoir demandé d’offrir des conseils aux futurs candidats de la 58e édition de l’événement.
« C'est ton show à toi. C'est toi qui décides qu'est-ce que tu veux dire au milieu de tout ça, c'est toi qui décides si tu veux remercier les gens ou tu veux parler de ton histoire. Et comment tu veux parler de ton histoire. Pour ma part, j'ai décidé de raconter des histoires qui sortent de moi », conclut le gagnant du concours.